C’est dimanche et je n’y suis pour rien, de Carole Fives.

Je suis contente de vous retrouver pour vous parler de ma toute dernière lecture : C’est dimanche et je n’y suis pour rien, un roman signé Carole Fives.

Un auteur, une histoire :

Carole Fives est né en 1971 dans le Nord Pas de Calais. Elle vit actuellement à Lyon. Elle a écrit plusieurs romans salués par la critiques, mais aussi des romans pour la jeunesse et plus précisément pour les éditions L’école des loisirs.

Beatrice Cerocchi -Eucalyptus:

L’histoire en quelques mots :

Peintre de formation, Léonore a cessé de peindre pour enseigner. A plus de quarante ans, elle n’a pas créé la grande oeuvre dont elle rêvait, n’a ni famille ni enfant. Du jour au lendemain, elle décide de s’envoler vers le Portugal, le pays de José, son premier amour, disparu tragiquement à dix-neuf ans, disparition dont elle se sent encore aujourd’hui responsable.

Beatrice Cerocchi -Eucalyptus:

Les cordes sensibles :

C’est dimanche et je n’y suis pour rien est un petit roman par la taille mais dense par ce qui s’en dégage. Léonore plaque tout du jour au lendemain pour partir au Portugal, à Porto plus précisément afin de retrouver son premier amour, José, ou plutôt pour retrouver la tombe de son premier amour.

Mort brutalement à l’âge de dix neuf ans, Léonore ne s’est jamais remis de cette disparition. Alors qu’aujourd’hui cela fait vingt-cinq ans que cela s’est produit, malgré sa volonté d’oublier, Léonore n’y parvient pas. Elle n’arrive pas à faire le deuil de cette relation et n’arrive donc pas à aller de l’avant, de fonder une famille. La stabilité d’un couple lui fait peur : l’amour finalement.

Elle se donne alors le défi de retrouver son amour, son véritable amour, en trois jours.

Elle ne se doute pas u changement radical que va provoquer dans sa vie de femme…

Beatrice Cerocchi -Eucalyptus:

D‘une écriture à l’humour plutôt noir, grinçant, Carole Fives nous livre un personnage réservé sur ses sentiments, qui nous dévoile sans trop nous en dire, qui n’assume pas d’être triste, perdu, et qui n’a de cesse de rendre les situations moins dramatiques… Les touches de sarcasmes du personnage ne m’ont pas touché, mais plutôt agacé.

Ce qui m’a toutefois retenu du début à la fin de ce roman, c’est José. On a envie de connaître son histoire.

Celle d’un enfant immigré en France à l’âge de douze ans, arraché de son pays natal, de sa famille et de ses proches pour la promesse d’un avenir meilleur. Les quelques pages où l’on est dans la peau de José ont été les meilleurs moments de ma lecture.

Partir pour le travail et un confort de vie meilleur, mais toutefois être déraciné des siens et de sa culture. Le déchirement permanent, tous les étés après les vacances de quitter, d’abandonner encore une fois sa famille et ses amis.

Un nouveau pays comme un Eldorado, pourtant José va subir les blagues sur les portugais qui font tant rire tout le monde, mais sont totalement irrespectueuses si on y réfléchi bien. Les clichés, toujours les clichés, ceux qui font rire mais qui font mal aussi.

Le point fort du roman de Carole Fives c’est cela : le contexte historique. Les années 1970 qui ont connu de nombreuses vagues d’immigration.

Beatrice Cerocchi -Eucalyptus:

Ce roman est comme un échos à notre époque contemporaine. Et puis les années 1970 ne sont pas si loin après tout…

José c’est aussi l’adolescence, l’amour, le risque ; l’amour du risque. Un adolescent comme tous les autres, mais qui a deux patries, deux vies comme deux mondes parallèles.

Pour résumé, C’est dimanche et je n’y suis pour rien est un roman passionnant par tout ce qu’il évoque, et toutes les images qu’il créer. Pourtant je ne me suis pas attachée à Léonore, le personnage principal que j’ai trouvé trop « bobo » et pas assez sincère avec elle-même. Je me suis d’avantage attachée au personnage de José, son premier amour, à son histoire. Ce livre n’est pas un coup de coeur mais une bonne lecture. J’y ai passé un bon moment mais je ne suis pas sûre qu’il me marquera pendant longtemps. Je vous le conseille quand même si vous vous intéressez à ces personnes qui ont deux cultures, deux pays, ainsi que si vous vous intéressez au contexte social des années 1970.

Note :

6/10

UNE BONNE LECTURE

Beatrice Cerocchi -Eucalyptus:

Lacavernedhaifa

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4 commentaires

  1. Je ne connaissais pas non plus avant l’auteure avant ce livre, je t’avoues que je m’attendais à une jolie histoire d’amour un peu dans le genre de « mange, prie, aime ». Mais le livre est très vie quand même, j’ai passé un bon moment 😉

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  2. Oui je te le conseille vivement ! Je pense que tu en entendras beaucoup parler dans les semaines qui viennent, il vient à peine de sortir en poche, et il me semble qu’il fait partie des romans fard des éditions Gallimard 😉

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