J’aimais mieux quand c’était toi, de Véronique Olmi

Alors que j’attendais mon train à la gare, je suis allée faire un petit tour dans la boutique du coin et je suis tombée sous le charme de ce petit roman de 120 pages : J’aimais mieux quand c’était toi, de Véronique Olmi. Et je suis très heureuse de vous le présenter aujourd’hui :

Un auteur, une histoire :

Véronique Olmi est écrivain et comédienne française, elle n’en ai pas à son premier roman. Après avoir suivi des études d’art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, Véronique Olmi a été assistante à la mise en scène pour Gabriel Garran et Jean-Louis Bourdon de 1990 à 1993.

Auteure pour le théâtre, elle a également publié, en 2001, chez Actes Sud, son premier roman, « Bord de Mer » qui a reçu le Prix Alain-Fournier.

Elle a dirigé durant trois ans le comité de lecture du Théâtre du Rond-Point.

A la demande de Laure Adler, elle a produit et animé 5 numéros d’une émission sur France-Culture « C’est entendu ! ».

Elle a signé pour le Figaro Madame un reportage: « Les amazones de Tsahal ».

Cécile Hudrisier:

L’histoire en quelques mots :

Nelly est comédienne de théâtre, elle doit jouer ce soir-là, mais quand la pièce débute elle reconnaît au cinquième rang l’homme pour qui autrefois elle aurait donné sa vie. La panique l’envahit, la paralyse…

La représentation est annulée. Nelly décide alors d’affronter le passé, de retrouver cet homme. Amour et théâtre : comment vivre ces deux engagements ? Frotter ensemble deux silex ? Quel risque y a-t-il à vivre et à s’aimer ?

Cécile Hudrisier:

Les cordes sensibles :

Nelly, comédienne d’une quarantaine d’années, mère de deux adolescents, vit sa vie pour et grâce au théâtre. Chaque jour du matin jusqu’au soir elle pense théâtre. Elle revoit ses textes, pense au moment de passer sur scène, les émotions que ça lui procure. Le lundi c’est son jour de congé, et le lundi, elle s’ennuie. Elle prend le temps de joindre sa famille mais elle ne se sent pas vivre comme lorsqu’elle est sur les planches.

Alors qu’un soir, comme chaque soir elle entre sur scène dans le rôle d’une madone endeuillée, elle aperçoit au milieu des spectateurs l’homme qu’elle a aimait, celui dont elle s’est séparé et qu’elle s’était promis de ne plus revoir.

Véronique Olmi a ce sens du mot juste. On sent que chaque mot a été choisi avec soin. Ce sont les mots qui créer l’histoire, ce sont les mots qui donnent les émotions, qui créent le rythme. Les mots ont une place privilégié, c’est eux qui ont de l’importance, plus d’importance que l’histoire en elle-même. On a presque envie de lire à haute voix pour profiter au maximum de chaque sonorité.

Comme une scène de théâtre, on se mélange entre la vie sur scène et la vie réelle. Cet homme qui l’a aimé, qui lui a brisé le coeur est vécu comme une mort lorsqu’elle l’aperçoit. Elle est tétanisée, hypnotisée, chamboulée. Son cerveau paralyse tout son corps et seul son cerveau  continu de clamer le texte, ce texte tant de fois répété. Alors la comédienne n’est plus personnage, la madone endeuillée devient Nelly, et Nelly devient la madone. Le personnage théâtral et le personnage du roman ne font plus qu’un.

Cécile Hudrisier:

Bien que je ne me sois pas trop attachée au personnage, et que sa réaction face à cet homme qu’elle revoit depuis tant de mois, ne soit pas la réaction que j’aurais eu, c’est l’écriture de Véronique Olmi qui m’a gardé en haleine jusqu’au bout du roman.

Pour résumé, J’aimais mieux quand c’était toi, est un petit roman que j’ai pris le temps de déguster, de savourer chaque mot, chaque phrase, chaque émotion, mais où je ne me suis pas attachée au personnage. J’ai aimé la frontière entre la réalité et la fiction, comme si la vie était une scène de théâtre. Je conseille ce roman à tous les amateurs de théâtre. Et je pense lire l’un des textes de théâtre qu’a écrit l’auteur, je pense plus particulièrement à Le jardin des apparences parut chez Actes Sud. Donc vous l’aurez compris, ce n’était pas un coup de coeur mais un bon moment de lecture, qui m’a permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas.

Note :

7/10

BONNE LECTURE

Cécile Hudrisier:

J’espère que cette chronique vous aura plu, qu’elle vous aura donné envie de découvrir Véronique Olmi. Je vous retrouve toutefois très vite pour de nouvelles chroniques ! A très vite ! Prenez soin de vous.

Lacavernedhaifa

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2 commentaires

  1. Merci beaucoup, ton compliment me touche. Si un jour ce roman croise ton chemin, n’hésites pas à le lire. Véronique Olmi a une plume qui ne nous laisse pas indifférent. C’est une vrai auteure à découvrir ! 🙂

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