Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé.

Un auteur, une histoire :

Véronique Ovaldé est une écrivaine française née en 1972.

Après le bac, direction l’école Estienne où Véronique Ovaldé passe un BTS édition, une façon comme une autre d’entrer dans le milieu littéraire pour celle qui n’a pas eu la chance de naître au sein de ce cercle très fermé. Elle se lance ensuite dans des études de lettres par correspondance alors qu’elle travaille comme chef de fabrication.

Elle commence à écrire pour la littérature enfantine.Ses ouvrages, emplit d’onirisme connaissent un succès grandissant et depuis le début de sa carrière littéraire elle bénéficie d’une reconnaissance de la critique.

En 2000 un premier roman, Le Sommeil des poissons (Seuil), puis des dizaines d’autres.

Ses romans sont traduits dans de nombreuses langues (italien, espagnol, allemand, roumain, portugais, anglais, coréen, chinois, finnois, etc.).

Véronique Ovaldé est également éditrice chez Points, responsable du roman noir, de la poésie et de la collection Signatures (groupe La Martinière). Auparavant chez Albin Michel, elle a notamment travaillé sur Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia (Prix Goncourt des lycéens 2009).

Elle est connue comme « la reine du mot juste ».

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L’histoire en quelques mots :

Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu’un destin, cela se brise. Elle fuit l’île de Vatapuna dès sa quinzième année et part à Lahomeria, où elle rêve d’une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste, va grandement bouleverser cet espoir.

 

Les cordes sensibles :

Vera Candida est une fille qui veut fuir la fatalité de sa vie, de son passé. Sa grand mère est une ancienne prostituée qui a décidé d’arrêter sa profession pour pêcher des poissons, jusqu’au jour où elle est prise dans les filets de Jeronimo, cet homme qui la met enceinte pour la seule et unique fois. De cette union non-idyllique, naîtra Violette, une enfant très lente qui n’étudiera pas à l’école, et préfèrera de loin courtiser les garçons. Celle-ci tombera enceinte très jeune de la petite Vera Candida.

Vera Candida, sera maltraitée par sa mère et recueillie par sa grand-mère. Enfant silencieuse et calme, elle étudiera à l’école, fera ses devoirs, comme sa grand-mère lui demande. Jusqu’au jour où elle tombera enceinte à son tour, à l’âge de 15 ans. Quelle honte pour elle de se retrouver ainsi, enceinte d’un homme qu’elle n’aime pas ! Pour ne pas faire de peine à sa Rose, elle va décider de fuguer à Lahomeria, une ville très éloignée de son village natal.

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Commence alors pour elle une nouvelle vie où il faudra qu’elle fasse face à son destin pour ne pas devenir celle qu’elle ne veut pas être.

Brutale, féroce et cruelle, l’écriture de Véronique Ovaldé nous plonge dans un conte contemporain qui ne nous laisse pas indemne. Pourtant, les personnages ne m’ont pas captivés plus que ça. J’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de profondeur. J’aurais aimé en connaître davantage sur eux, aller encore plus loin dans leur psyché. C’est néanmoins grâce à l’atmosphère qui se dégage de l’histoire que le roman de Véronique Ovaldé m’a plu.

Chaque fois, j’aime le décalage entre la cruauté des mots et la mélodie des phrases qui ressort de la plume de l’auteure.

Pour résumer, j’ai passé un agréable moment lecture même si ce ne fût pas un coup de coeur. Véronique Ovaldé a su tirer son épingle du jeu grâce à l’atmosphère qui se dégage du texte. On reconnaît sa plume entre mille ! Pourtant, les personnages ne m’ont pas passionnés, je ne me suis pas retrouvée en eux. Ce roman plaira à tous ceux qui aime les contes oniriques, car Véronique Ovaldé a ce don de nous faire apparaître des images concrètes, tirées d’un délire qui nous bouscule face à une réalité abrupte et cruelle.

Note :

7/10

Lacavernedhaifa

 

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