Les mots entre mes mains, de Guinevere Glasfurd

Un auteur, une histoire :

Guinevere Glasfurd vit dans les Fens, près de Cambridge. Auteur de nouvelles remarquées, elle a obtenu une bourse du Arts Council England pour l’écriture des « Mots entre mes mains« , son premier roman.

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L’histoire en quelques mots :

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots a appris seule à lire et à écrire.

Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVII° siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?

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Les cordes sensibles :

Helena Jans van der Strom, fille de marin, vit pendant toute son enfance avec un père absent. Lorsque celui-ci périt en mer, sa mère ne peut subvenir à leur besoin à son frère et elle. Alors âgée de seulement 17 ans, elle est contrainte à partir de sa ville natale, Leyde, pour travailler en tant que servante. Perdue, sans aucuns repères, elle se retrouve sous les ordres du libraire anglais Thomas Sergeant à Amsterdam.

Récurer, laver, faire briller les cuivres, Helena passe ses journées ainsi, au service de monsieur Sergeant. Pourtant, depuis son plus jeune âge, elle est fascinée par les mots. Chaque mots nouveau est comme un nouveau trésor, une nouvelle pierre pour construire son édifice intérieur. Alors lorsque Monsieur Descartes vient séjourner à la librairie, sa vie va changer.

De réputation austère, colérique, Monsieur Descartes se montre être un personnage délicat, qui va voir en Helena bien plus qu’une simple servante. Il aime lui faire part de ses réflexions sur la vie et la nature ; le monde qui l’entoure.

Helena va apprendre à écrire à la plume de belles lettres aux courbes délicates, mais elle va aussi y apprendre l’amour, l’amour passionné, cruel, intemporel !

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De cette union va naître un petit être sans défense, que Descartes n’abandonnera pas, malgré le silence scellé sur leur union. En effet, un philosophe et une servante ne peuvent pas être mari et femme, et l’enfant ne peut pas être considéré comme celui de Descartes.

Grâce à Helena, nous découvrons un grand homme de science. On apprend avec elle à observer le monde, à écouter la résonance des mots, leur force, leur cruauté et leur beauté. Et puis, la plume de Guinevere Glasfurd évolue, elle aussi, tout au long du roman, comme un écho à l’évolution d’Helena. Les mots se font de plus en plus multiples, de plus en plus complexes. Helena nous décrit de mieux en mieux ses sentiments.

Helena, c’est aussi femme qui se veut indépendante, qui veut apprendre et qui aimerait que le statut des femmes changent. Elle aimerait que tout le monde apprenne à lire, à écrire et  à compter.

Pour résumer, Les mots entre mes mains, de Guinevere Glasfurd, est une belle romance où l’on côtoie l’un des plus grands philosophe dans sa plus grande intimité. On le découvre et on s’attache à lui tout comme Helena, car ce n’est pas un homme de lettres que nous dépeint ici l’auteure, c’est un homme tout simplement. Elle donne de l’humanité à un homme que l’on connaît que par son nom. Bien plus qu’une simple romance, c’est une véritable histoire d’amour que nous raconte Guinevere Glasfurd. Et je pense que ce roman plaira à tous les amateurs de belles histoires, mais aussi à ceux qui ont aimé La Jeune à la Perle, de Tracy Chevalier, parce que ce roman est dans la même lignée. Une petite merveille !

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Note :

9/10 

Lacavernedhaifa

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8 commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé ce roman moi aussi et j’ai aimé découvrir le personnage de Descartes sous une autre facette alors qu’à la base, je n’aurais pas cru qu’un roman l’évoquant pouvait me passionner… Descartes ne m’a jamais fait rêver ^^

    La romance m’a par contre moins touchée que toi, je l’ai trouvée un peu « froide » dans le sens de « sobre » ce qui a des bons comme des mauvais côtés. Je n’ai pas vraiment su cerner Descartes en fait, je ne l’ai pas toujours compris…

    Moi aussi, j’ai fait un parallèle avec La jeune fille à la perle car il y a pas mal de points communs entre les deux livres… Je reste malgré tout bien plus fan du roman de Tracy Chevalier (s’il fallait choisir entre les deux, bien sûr).

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  2. C’est vrai que c’est audacieux de montrer un personnage tel que Descartes de cette manière, mais ce qui m’a plu, découvrir une nouvelle facette de cette personne. C’est vrai aussi qu’on nous avons du mal à comprendre le personnage de Descartes, mais cela ne m’a pas gêné. Et si je devais faire un choix entre ce roman et celui de Tracy Chevalier, bien évidemment je choisirais La Jeune Fille à la Perle ; ce roman a marqué ma vie ! 🙂

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  3. Mêler le philosophe à la romance, ça me semble étrange. J’ai du mal à savoir si ça m’intéresserait ; j’ai bien peur que tout soit tellement pudique que ça crée une romance « étrange ». Qu’en penses-tu ?

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  4. En général je ne lis pas beaucoup de romance. Mais effectivement c’est une romance pudique, il n’y a pas d’effervescence des sentiments. Descartes finalement est presqu’un personnage secondaire tout en étant au centre de toutes les attentions. Nous vivons l’histoire d’Helena avec Helena. Et c’est à elle que l’on se raccroche du début à la fin. Je pense tout de même que tu devrais essayer de le lire 😉

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  5. Rien que le nom de l’auteure m’a fait voyager, avant même que je ne m’intéresse plus avant à ce livre. Puis j’ai lu le résumé et je me suis dit : il me le faut ! !
    En le commençant, je m’attendais à retrouver une ambiance semblable à celle de La Jeune Fille à la Perle…tout le monde le dit, je ne suis pas très originale… ^^ mais c’est vrai ! ! Les deux ambiances sont très proches l’une de l’autre…L’histoire entre Descartes et Helena m’a aussi rappelé celle qui unit Griet et Vermeer…
    Grâce à Guinevere Glasfurd, j’ai découvert Descartes autrement qu’au travers de ses textes et de sa philosophie. Dans ce roman, il est un amant et un père : il a des défauts et agit parfois maladroitement envers Helena et leur fille mais dans l’ensemble, c’est l’image d’un Descartes humain qui nous apparaît…d’un homme comme les autres, au final.
    Ce roman est une vraie douceur qu’on savoure, le genre de romans qu’on apprécie quand on a envie de se poser et de se laisser porter. Une très bonne découverte de l’année 2016.

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  6. Merci beaucoup pour ton commentaire et ton avis, qui montre que nous sommes sur la même longueur d’ondes ;). Ce roman est une belle révélation, à la fois d’un auteur, mais aussi d’une homme de science. Finalement ça humanise une discipline qui est assez « froide » : la science. C’est un roman que je relirais avec plaisir (j’adore relire certains romans 😉 )

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