CESARE, tomes 1 à 3, de Fuyumi Soryo

Lors de mes derniers emprunts à la bibliothèque, je me suis lancée dans un nouveau registre, un nouveau genre littéraire : le manga.

Maintes fois on m’a conseillé de me mettre au manga. Sans grandes convictions, je n’ai jamais trouvé chaussures à mon pied jusqu’à aujourd’hui !

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Un auteur, une histoire :

Née le 6 Janvier 1959, Fuyumi Soryo est une artiste japonaise qui compte déjà près de 30 ans de carrière. Fille d’un maître de théâtre Nô, elle consacre une bonne partie de ses loisirs, enfant, au dessin de chevaux, sans pour autant se destiner au métier de mangaka.

Pour financer ses études de mode, elle participe par hasard à un concours organisé par l’éditeur Shogakukan, pour lequel elle obtiendra les félicitations du jury. Elle fait ensuite ses débuts en avril 1982 avec la publication du shôjo Hidamari no homonsha.

Avec ses œuvres suivantes elle se taille une solide réputation d’auteur shôjo de qualité, mais se lasse des schémas narratifs centrés quasi exclusivement sur la relation amoureuse et décide de migrer vers un autre magazine.

Elle publiera dès 2004 Eternal Sabbath, une série conclue en 8 tomes avant de se lancer dans l’écriture de Cesare, récit historique centré sur l’une des énigmes de la Renaissance italienne, le célèbre Cesare Borgia.

L’histoire en quelques mots :

Nous débutons notre aventure avec le naïf et studieux Angelo Da Canossa qui fait ses premiers pas à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance.

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et lutte fratricides, Angelo va partager les années de formation de Cesare Borgia. A ses côtés notre jeune héros croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres : Christophe Colomb, Machiavel et Léornard de Vinci…

Les cordes sensibles :

D’aventures en mésaventures nous débarquons dans l’Italie de la Renaissance. Les fils de grandes familles aristocratiques vont faire leurs années de formation dans la célèbre université de Pise. Giovanni Médicis, Henri de la dynastie française et Cesare Borgia, vont étudier ensemble entre les rivalités et les complots qui existent au sein des différents cercles.

Fuyumi Soryo nous emmène dans un combat de mots où chaque représentant de sa nation débat avec puissance et parfois véhémence pour faire valoir ses principes.

Cesare Borgia est un personnage énigmatique, à la fois très charismatique, il est aussi doté d’une sensibilité et d’une intelligence hors pair. On ne peut qu’apprécier ce personnage qui dans le tome 3 répand de plus en plus de mystères autour de lui, alors qu’il est âgé de seulement 16 ans. C’est fascinant de se dire qu’il y a quelques siècles de là les mœurs étaient si différentes ! Même si le taux d’analphabètes et de pauvres est incomparable à celui de nos jours, on peut toutefois remarquer qu’à l’âge de 16 ans dans notre monde contemporain, nous ne pensons pas au pouvoir et aux manigances, à la découverte du monde et à l’élévation de l’esprit, mais plutôt à des choses plus futiles…

Le personnage d’Angelo Da Canossa amène beaucoup de légèreté et il est plaisant qu’il soit parmi nous lors de cette aventure. Naïf, intrépide et très franc, il ne manque pas de dire ce qui lui passe par la tête, mais aussi à s’attirer des ennuis. Il est un peu notre regard. N’y connaissant rien aux querelles et aux rivalités familiales, il pose énormément de questions et nous apprenons en même temps que lui d’un monde où tout est très complexe et où l’on ne peut pas faire confiance si facilement.

Les dessins de Motoaki Hara sont fidèles à l’époque. Les costumes, les manières et les lieux sont retranscrits de manière parfaite !

Je souligne également la fidélité historique de cette histoire. D’ailleurs la série est recommandé par le magazine Historia.

Pour résumé, Cesare de Fuyumi Soryo est un témoignage fidèle de l’Italie de la Renaissance et du personnage si mystérieux : Cesare Borgia. Ce manga plaira à tous les amoureux d’Histoire Italienne et de Renaissance. J’ai aimé retrouvé la fidélité historique tant par l’histoire et les intrigues que par la retranscriptions des paysages et des lieux. C’est une série que je continuerai volontiers et que je vous conseille afin de passer un agréable moment lecture tout en vous cultivant !

Note :

8/10

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Lacavernedhaifa

 

 

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6 commentaires

  1. Je pense que c’est un bon « premier manga » c’est grâce à cette série que je me suis mise à lire d’autres manga aux thèmes beaucoup plus variés. Il y a un manga sur cléopatre qui est sorti il pourrait peut être te plaire, ainsi que sur Marie Antoinette 🙂 j’ai hâte de les lire. J’adore les mangas historiques ! 😀

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